Sublimation Thermique

A propos


La sublimation thermique est un procédé numérique d’impression de l’image qui utilise la capacité de certains colorants à passer directement de l’état solide à l’état gazeux à une température élevée (phénomène de « sublimation ») pour transférer l’image photographique sur un support, généralement du papier plastifié.

Lot de photographies imprimées par sublimation thermique de colorants, dans une grande surface à partir de fichiers numériques, collection didactique ©D3P / Ville de Paris (2025)

Fabrication


Les données à imprimer sont contenues dans un fichier numérique qui commande une imprimante. Les colorants constitutifs de l’image sont transférés sur le papier recouvert d’une couche de polyester à travers un ruban coloré chauffé par des têtes thermiques. L’imprimante contrôle la température pour moduler la quantité de jaune, magenta, cyan ou de noir à transférer.

Les papiers utilisés sont plastifiés sur leur face et leur revers avec du polyester ou d’autres types de plastiques. A partir de 1994 une couche de protection à base de cire fut ajoutée pour protéger la surface de l’image des rayons ultra-violets et du retransfert possible des colorants sensibles à la chaleur. Du métal ou du tissu peuvent également être utilisés comme support.

Période historique de production et d’utilisation


Le phénomène fut découvert en 1957 par un ingénieur français spécialisé dans le textile, Noël de Plasse, mais il ne fut utilisé pour la photographie qu’en 1982 par l’entreprise Sony (Nobuthi Kihara). Sa commercialisation fut effective en 1986 et au début des années 1990 de nombreuses entreprises comme Kodak se mirent à fabriquer des imprimantes de ce type.

Ce procédé s’est imposé aujourd’hui dans les « minilabs », les kiosques ou cabines photo pour y remplacer les procédés à développement chimique. C’est également le procédé qu’utilisent les petites imprimantes domestiques. Il peut aussi être utilisé pour transférer des images sur des objets en céramique ou des textiles. Les photographies produites ont pour leur majorité un petit format jusqu’au A4 (format très rare). 

Identification


Les papiers utilisés sont du même type que ceux utilisés pour tirer des épreuves chromogènes, ce qui leur donne à l’image un aspect de ton continu, très similaire en termes de couleurs, valeurs et détails, à une vraie photographie en couleurs développée.

Sous fort grossissement l'image obtenue par sublimation thermique a un aspect flou, différent du grain photographique, résultat de la diffusion des colorants dans la couche réceptrice de l'image sur le papier d'impression. De légères lignes peuvent être visibles dans les zones de transition entre les zones claires et foncées, elles sont le résultat du réseau de résistances chauffantes de l'imprimante.

Altération


Ce type de photographies peut être conservé à température ambiante.
Les photographies imprimées à partir de 1994 possèdent une couche de protection transparente qui permet de protéger les colorants et qui les rend plus résistantes à la lumière, l’humidité, la chaleur, l’eau ou les polluants que celles produites auparavant. Il faut donc être particulièrement vigilants avec les photographies produites par sublimation thermique entre 1986 et 1994. 

Crédits


Glossaire visuel des procédés photographiques © ARCP / Mairie de Paris, 2023

Glossaire


Ambrotype

Aristotype

Autochrome

Cyanotype

Daguerréotype

Dessin Photogénique

Ferrotype

Impression Jet D’encre Pigmentaire