Procédé Fresson En Quadrichromie

A propos


Le procédé Fresson en quadrichromie fait partie de la famille des procédés pigmentaires. 

Piscine de la Butte aux Cailles, 75013, Pierre Champion, 1970, 40 x 26,5 cm (avec marges : 46 x 32 cm), collection didactique D3P (tirage 2024 d'une épreuve avec le procédé Fresson, d'après une diapositive du concours "C'était Paris en 1970" conservée à la BHVP)

Période historique de production et d’utilisation


Ce procédé en couleurs est directement issu du procédé monochrome « charbon-satin », mis au point en 1899 par Théodore-Henri Fresson. Il est adapté au tirage d’épreuves en couleurs en 1950 par son fils Pierre, puis son petit-fils Michel. Son arrière petit-fils Jean-François Fresson le pratique encore aujourd’hui dans l’atelier familial situé à Savigny-sur-Orge.

Fabrication


Ce procédé est constitué de quatre couches de gélatine bichromatée contenant des pigments naturels ou synthétiques cyan, jaune, magenta et noir, appliquées successivement sur le support en papier. Il s’agit d’un procédé pigmentaire direct, c’est-à-dire sans transfert des couches images sur un support récepteur. Si les secrets de fabrication de la quadrichromie Fresson perdurent, les principales étapes de réalisation sont décrites par l’atelier.

Le support en papier subit quatre cycles successifs de couchage-exposition-dépouillement, un par couleur. Le couchage de la gélatine pigmentée et sensibilisée est réalisé à l’aide d’une machine spécifique inventée par Théodore-Henri Fresson. L’exposition est réalisée sous agrandisseur, fait notable pour un procédé pigmentaire (format maximal : 62 × 92 cm). Le colloïde bichromaté est rendu insoluble proportionnellement à la quantité de lumière reçue. Lors du dépouillement, les zones non exposées sont éliminées par solubilisation dans l’eau chaude. Une couche de gélatine séparatrice est appliquée entre chaque couche pigmentée. L’épreuve est ensuite lavée pour éliminer toute trace résiduelle de bichromate, puis séchée à l’air et sous presse chauffante. Les repiques sont réalisées avant l’application d’une couche de gélatine de finition et de protection.

Identification


Le procédé Fresson donne des résultats très similaires à ceux des techniques à base de gomme bichromatée. Le papier utilisé a une surface douce et l’image finale est mate et saturée de couleurs.

Altération


Les épreuves Fresson sont réputées pour leur excellente stabilité à la lumière, qualité qui explique la préférence des photographes professionnels des années 1980-1990 pour le recours à ce procédé plutôt qu’à celui à développement chromogène. Les altérations rencontrées sont essentiellement de nature mécanique et dépendent des conditions climatiques de stockage et des conditions de manipulation qui, mauvaises, peuvent provoquer abrasions ou craquèlement des différentes couches de pigments.

Crédits


Glossaire visuel des procédés photographiques © ARCP / Mairie de Paris, 2023

Glossaire


Ambrotype

Aristotype

Autochrome

Cyanotype

Daguerréotype

Dessin Photogénique

Ferrotype

Impression Jet D’encre Pigmentaire