Elles x Paris Photo - Sara Imloul

Galerie 127

“Je ne me sens pas concernée par une photographie qui serait genrée” Sara Imloul

“La chaise”, Passages, Sara Imloul / Courtesy Galery 127

“La vague”, Passages, Sara Imloul / Courtesy Galery 127

“Le nid”, Passages © Sara Imloul / Courtesy Galery 127

Comment en êtes-vous venue à la photographie ? Vous définissez-vous comme photographe ? 

L’enfance, les images de cinéma, les costumes de théâtre, les fantômes, la magie de la lumière. Voilà ce qui m’a amenée à la photographie. Oui, je me définis comme photographe.

Quels sont vos engagements dans votre pratique photographique ? 

Je me situe à contre-courant des technologies numériques de photographie, je travaille très lentement et avec des techniques anciennes. Ce n’est pas vraiment un engagement, c’est simplement ce que j’aime faire.

Est-il légitime de parler d’un regard de femme dans la photographie ? Vous sentez-vous concernée ? 

Un regard de femme dans la photographie je ne sais pas, en tout cas je ne me sens pas concernée par une photographie qui serait genrée.

Votre statut de femme a-t-il, ou a-t-il eu, une influence sur votre statut d’artiste ? 

Certainement et inversement.

Vivez-vous de votre art ? 

Avec l’année que nous venons de traverser, cela a été très compliqué.

Quels sont les auteur(e)s qui vous inspirent ? Parmi eux/elles, y a-t-il des femmes photographes ? 

Les photographes de mode des années 1920, les surréalistes, Sergei Paradjanov, André Kertesz, Patti Smith, Frida Kahlo, Sally Mann, Niki de Saint-Phalle, Georgia O’Keeffe, Louise Bourgeois, et tant d’autres.

Mon coeur, Autoportrait © Sara Imloul / Courtesy Galery 127

BIO


C’est en 2008 que Sara Imloul, photographe française née en 1986, entame sa première série Le Cirque noir, en découvrant la calotypie (un procédé photographique ancien, permettant d’obtenir un négatif papier impliquant la reproduction des images par contact). Dès lors, elle ne cesse d’expérimenter avec différentes techniques, et construit un univers onirique. Elle s’essaie également à la vidéo (T.R.E.S.E.D, 2013), et à l’introspection, plus intime et plastique (Das Schloss, 2014), et s’inspire de l’architecture intérieure (Passage de l’ombre aux images, 2019). Lauréate du prix Levallois 2019, l’artiste a exposé ses différentes séries en France (Paris, Arles, Nantes, Saint-Tropez) comme à l’étranger (Madrid, Marrakech). En 2013, elle publie sa première monographie, Négatifs, suivie de Das Schloss (Le Château), publié aux Éditions Filigranes, en 2015.

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