• 12 - 15 NOV 2020
  • GRAND PALAIS, PARIS

PORTRAIT-CRAYON

Le portrait-crayon est un tirage monochrome retouché au crayon graphite ou rehaussé de couleurs. Obtenu à partir de l’agrandissement d’un négatif, ce type de photographie apparaît à la suite des premiers agrandisseurs solaires élaborés dès les années 1850.

Le négatif servant au tirage doit être peu contrasté, et sa définition très fine. Certains de ses défauts, accentués par l’agrandissement, peuvent être préalablement corrigés : des techniques particulières sont mises en œuvre pour adoucir l’image générale, comme le doublage avec un verre dépoli associé à une couche de glycérine, ou encore l’interposition d’un tissu diffusant. Le tirage obtenu doit en effet être suffisamment flou pour permettre la mise en couleurs.

Les procédés photographiques utilisés sont d’abord à noircissement direct, tirages sur papier salé et sur papier albuminé. Cependant, les procédés à développement, plus sensibles, sont mieux adaptés à la faible luminosité des agrandisseurs et les papiers de tirage, plus épais, se prêtent mieux aux opérations ultérieures de retouche.

Les formats les plus courants sont rectangulaires ou ovales, de dimensions variant du format 40 × 50 cm au format 50 × 60 cm. Les papiers ne doivent pas être trop lisses afin d’accrocher les couleurs. Les rehauts et les aplats sont réalisés au moyen de crayon, de pastel, d’aquarelle ou de gouache, appliqués à l’estompe, au doigt, au pinceau ou dès les années 1880 à l’aérographe. Les yeux, les cheveux et les tissus peuvent être particulièrement retravaillés, à tel point qu’il est parfois difficile de distinguer le médium photographique sous-jacent. L’image finale, marouflée sur carton, parfois sur bois ou sur toile, est le plus souvent encadrée.

L’état dans lequel nous sont parvenues ces images dépend des matériaux dont elles sont constituées et de la manière dont elles ont été conservées. À partir de la fin du 19ème siècle, les papiers et les cartons, fabriqués à partir de matières chimiquement instables, vieillissent particulièrement mal, jaunissent, se tachent et se délitent. Utilisés ici comme support de montage, ils contaminent les tirages et on retrouve ses altérations, catalysées par la lumière et l’humidité, sur nombre d’entre eux.

Visuels de haut en bas:
Anonyme, Sans titre, 1896, Portrait-crayon, © Collection privée / photo Lionel Riess
Détail agrandi © ARCP / Mairie de Paris, Lionel Riess    

GLOSSAIRE

TIRAGE À DÉVELOPPEMENT CHROMOGÈNE

TIRAGE À DESTRUCTION DE COLORANTS

TIRAGE AU CHARBON

AUTOCHROME

DESSIN PHOTOGÉNIQUE

FERROTYPE

TIRAGE AU GÉLATINO-BROMURE D'ARGENT

AMBROTYPE

ARISTOTYPE

TIRAGE AU GÉLATINO-CHLORURE D'ARGENT DÉVELOPPÉ

PLATINOTYPE

TIRAGE À DÉVELOPPEMENT INSTANTANÉ

TIRAGE

TIRAGE FRESSON EN QUADRICHROMIE

PHOTOCHROME

PAPER SALÉ

NÉGATIF SUR PAPIER

IMPRESSION JET D'ENCRE PIGMENTAIRE

CYANOTYPE

TIRAGE À LA GOMME BICHROMATÉE

PROCÉDÉS PIGMENTAIRES