MK2

  • FILMS - VIDÉOS D’ARTISTES
    MK2 GRAND PALAIS


  • Cycle de films

    Paris Photo lance un cycle de films et de vidéos qui se tiendra au MK2 Grand Palais (situé dans l’enceinte du Grand Palais). La question des différentes pratiques et utilisations de l’image seront mises en avant au cours de ces séances.

    JEUDI 9 NOVEMBRE
    Marin Karmitz, distributeur, producteur et réalisateur proposera une sélection de films de cinéma.

    DU VENDREDI 10 AU DIMANCHE 12 NOVEMBRE
    La programmation des films et vidéos sera confiée à Matthieu Orléan, collaborateur artistique à La Cinémathèque française.

    DU JEUDI 9 AU DIMANCHE 12 NOVEMBRE
    Pour enrichir les propositions de la foire, une séance spéciale sera dédiée aux vidéos d’artistes sélectionnées par Matthieu Orléan, commissaire de cette édition parmi les propositions envoyées par les galeries de Paris Photo 2017.


    Visuel : VB 62/SPASIMO PALERMO - Vanessa Beecroft - 26” – 2008
    Courtesy : Galleria Lia Rumma, Milan - Naples & Caroline Smulders, Paris
  • Programme des vidéos d'artistes

  • Vendredi 10 novembre

    VB 62/SPASIMO PALERMO - Vanessa Beecroft - 26” – 2008
    Courtesy : Galleria Lia Rumma, Milan - Naples & Caroline Smulders, Paris

    Depuis 2008, c'est la sculpture que l'artiste explore et « redéfinit », ainsi que la performance artistique, dans ce qui est devenu une étude et une synthèse du « terrain vague » qui relie les arts du temps aux arts de l'espace. « La juxtaposition non naturelle entre la vie et la chaleur des corps, et la froideur immobile de la pierre, met en évidence la mélancolie et la fascination de la sculpture », explique l'artiste. La performance VB62 réalisée par Vanessa Beecroft dans l'église Santa Maria dello Spasimo de Palerme rappelle la tradition de la sculpture sicilienne de la fin de l'ère baroque. Elle transforme l'utilisation simple du stuc en une forme d'art raffinée et contemporaine.

    Un groupe de sculptures en gesso et un groupe de femmes, sous l'abside de l'église, questionnent les notions de réalité et d'irréalité, creusant un fossé infranchissable entre les figures et le public.

    TANKER - Noémie Goudal - 6” - 2013
    Courtesy : Galerie Les Filles du Calvaire
    Production: Spectre

    Tanker se contemple comme une photographie en mouvement. Les membres de l’équipage d’un pétrolier, vêtus de blanc, sont filmés descendant le long d’une interminable échelle dans la cuve de 23 mètres de profondeur. Ils forment une chaîne quasiment ininterrompue jusqu’au dernier homme qui clôt la marche et remonte vers la seule ouverture zénithale. Noémie Goudal explore la poétique de l’espace industriel et les possibilités de son appropriation, entre réinvention du lieu et rituels cycliques.

    ON THE BEACH - Goran Skofic - 24” - 2016
    Courtesy : Galerie Dix9 Hélène Lacharmoise

    Une seule image. La mer, le ciel et une plage. Et beaucoup de gens, qui vont quelque part. Certains cherchent quelque chose, d'autres attendent quelque chose. Certains sont silencieux, d'autres parlent. Certains sont seuls, d'autres accompagnés, d'autres encore sont absents. Certains entendent quelque chose, d'autres font semblant. Certains ne sont pas sûrs d'avoir déjà vu tout cela, d'autres pensent que les choses ont changé. Certains cherchent quelque chose de mieux, tandis que d'autres restent devant l'écran et les regardent partir.

    OFF TAKES – Hao Jingban – 21"18 - 2016
    Courtesy : Blindspot
    Depuis 2012, Hao Jingban effectue des recherches et des tournages pour le projet Beijing Ballroom. Elle fait le lien entre les salles de bal actuelles de Pékin et celles des deux vagues de popularité des danses de salon, au début des années 1950 et à la fin des années 1970, après la révolution culturelle. Au cours des trois ans de tournage, Hao a expérimenté différents langages vidéo pour explorer ces récits historiques enchevêtrés.

    Son œuvre vidéo la plus récente, « Off Takes » (2016), se base sur des séquences non conservées de ce projet. Ces histoires personnelles prises dans l'évolution du climat politique n'ont autrefois pas été interprétées, en raison de la distance historique et de l'absurdité du réel. En réorganisant et en redonnant vie à ces séquences précédemment rejetées, Hao réfléchit aux relations sémiotiques et affectives entre l'image et le message.  

    Samedi 11 novembre

    L’EXTASE DOIT ETRE OUBLIEE - Evangelia Kranioti – 32” - 2017
    Courtesy : Galerie Sator

    Documentaire-fiction en double écran sur les vertiges du genre et de la métamorphose, en même temps qu’hommage cinématographique à un territoire extrême, la ville de Rio de Janeiro.

    En suivant Luana Muniz (1961-2017), figure emblématique du milieu transsexuel brésilien, le film explore différentes quêtes de soi, questionnant ainsi le désir de transformation du corps intime et du corps social, à travers le travestissement, le carnaval, et la lutte politique.

    KOROPA - Laura Henno - 19" - 2016
    Courtesy : Galerie Les Filles du Calvaire
    Production: Spectre

    Ben est pilote et réparateur de kwassa-kwassa, bateau de pêche traditionnel des Comores, archipel de l’océan indien traversée par une frontière violente, héritée de la colonisation. Comme en Méditerranée, ils sont nombreux à tenter au péril de leur vie la traversée depuis Anjouan vers Mayotte, seule île aujourd’hui française de l’archipel. Pour échapper à la misère, Ben est passé de pêcheur à passeur. Dans cette entreprise de l’ombre, il tente tant bien que mal de conserver son éthique et de veiller sur la sécurité de ses passagers. C’est ce métier qu’il transmet au cœur de la nuit à Patron. Pour éviter les condamnations, Ben n’a pas d’autre choix que de faire de cet enfant un « commandant » puisqu’il est trop jeune pour aller en prison. Koropa met en scène ce rite de passage silencieux, cet apprentissage solennel, la transmission d’un savoir qui doit autant à la ruse qu’à l’art de piloter sur un océan hostile. Par sa forme brève et radicale, son espace abstrait, le film s’échappe de la forme documentaire pour dessiner un drame antique, où deux figures mutiques, celles du père et du fils, deux corps partagent un périple au seuil du pays des morts sur un océan peuplé de fantômes. Une traversée qui en rappelle beaucoup d’autres dans un monde où la mer se dresse comme une frontière en forme de tombeau. (Olivier Marboeuf)  

    Dimanche 12 novembre

    BORGES IN ALHAMBRA - Sergio Vega - 11"46 - 2013
    Courtesy : Karsten Greve

    Dans une interview radio diffusée dans les années 80 à Buenos Aires, Jorge Luis Borges s’est déclaré heureux d’avoir eu la chance de voir l’Alhambra avant de devenir aveugle. L’écrivain l’avait visité pour la première fois en 1918, alors qu’il avait 19 ans. Depuis, il n’a cessé de se rappeler de cet évènement comme une expérience extraordinaire ayant marqué sa sensibilité esthétique. Près de 60 ans plus tard, malvoyant d’un œil et aveugle de l’autre, Borges est retourné à Grenade avec sa compagne Maria Kodama. Basé sur une description détaillée de sa cécité, ce travail hypothétique tente d’interpréter les différentes façons dont l’écrivain a pu expérimenter, par cet après-midi du printemps 1976, sa déambulation au milieu des palais et des jardins de l’Alhambra.

    TRAUM – Smith – 22’’ - 2017
    Courtesy : Galerie Les Filles du Calvaire
    Production: Spectre

    Epoque et pays indéterminés. Yevgueni, à 21 ans, est un jeune technicien-astronaute. S’il rêve de voyager dans l’espace, son emploi consiste à travailler au sein d’une base de lancement d’un centre spatial en tant qu’opérateur de lancement d’astronefs. Lors du lancement particulièrement critique d’une navette Soyouz habitée, Yevgueni perd brutalement connaissance, causant la perte de contact avec l’équipage en orbite, et l‘explosion de l’astronef dans l’espace. Hanté par cette catastrophe, Y perd progressivement pied avec le réel et se laisse contaminer par ce trauma qui le hante.

    LANDSCAPE AT NOON - Roy Samaha (co-scripted with Masha Refka) - 66'' – 2014-2017
    Courtesy : Orjouane Productions et Galerie Tanit
    Copyright : Roy Samaha

    Nasri, jeune réalisateur, travaille à son dernier film, The Last Portrait, qui se déroule pendant la guerre civile au Liban. Il a le sentiment que ses scènes reconstituées manquent d'authenticité, qu'il est incapable de représenter la mort. Malgré ses recherches dans les archives et des heures de visionnage de vidéos d'époque, il n'arrive pas à se défaire de l'idée qu'il manque d'un élément de vérité et une certaine tension du réel. Perdu, Nasri décide d'entreprendre un voyage de recherche à Chypre. Là existe encore une zone tampon rappelant celle qui séparait l'est et l'ouest de Beyrouth. Il estime que se placer au cœur de ce type de tension géopolitique pourra l'aider dans la réalisation de son film. Mais une fois passé du côté turc, son objectif initial est oublié. En se promenant seul sur le port, il est approché par un inconnu qui, le voyant prendre des photos, entame une conversation avec lui. Nasri, pour une raison quelconque, se présente comme un photographe de guerre à la retraite. L'inconnu lui propose de faire un dernier portrait d'un vieil aristocrate britannique expatrié récemment décédé, « car c'est la coutume ». Nasri accepte. Ce qui ne devait être qu'un court voyage devient un périple cauchemardesque, derrière l'apparence de vacances ensoleillées en Méditerranée, entre Chypre, la Grèce et la Turquie.

Nous utilisons des cookies pour faire fonctionner ce site Internet, améliorer son utilisation et vous proposer des offres et services adaptés à vos centres d'intérêt. Veuillez noter qu'en utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de cookies. Pour toute information sur les cookies notamment comment les gérer, cliquer ici