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Tirage au charbon

Si l’invention de Poitevin offre une grande stabilité de l’image, elle ne permet cependant pas de restituer correctement les demi-teintes et procure des images fortement contrastées. En effet, l’épaisseur de la couche sensible appliquée sur le papier limite la pénétration en profondeur de lumière : les couches inférieures de la gélatine demeurent alors solubles, et sont emportées avec leurs pigments dans le bain de dépouillement. De nombreuses améliorations du procédé sont alors proposées, dont la technique du tirage au charbon avec transfert, ou « charbon transfert », inventée dès 1860 : la couche image obtenue est détachée de son support d’origine puis transférée sur un second support. Afin de pallier l’inversion de l’image obtenue lors de ce transfert simple, les photographes ont par la suite mis au point la technique du double transfert permettant de restituer le sens réel de l’image. À cette même époque, des papiers pigmentés commencent à être commercialisés, et les pigments utilisés se diversifient, qu’il s’agisse de la terre de sienne, de l’indigo, du bleu de Prusse, ou du sépia, etc.

À la fin du XIXe siècle, des tirages au charbon sans transfert de grande qualité sont commercialisés : le charbon-velours d’Artigue et le charbon-satin de Fresson.

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