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La photographie argentique

La prise de vue peut être réalisée avec ou sans appareil photographique, avec ou sans objectif. Parmi les modes de prise de vue sans appareil ou sans objectif, on peut citer ceux obtenus par contact avec un objet ou un produit chimique (dessin photogénique, photogramme, chimigramme) et ceux obtenus avec un dispositif comme le sténopé.

Négatif
Le négatif est une matrice qui sert à tirer des images positives. Les valeurs droite/gauche sont inversées par rapport au sujet. Les valeurs claires du négatif correspondent aux valeurs sombres du sujet photographié, et inversement.

Positif direct
Un positif direct est une image formée directement lors de la prise de vue, sur le support sensibilisé, sans recours à un négatif. En ce sens, il s’agit, tout comme le négatif, d’un objet unique et non d’un multiple. Si le daguerréotype ou le ferrotype par exemple sont des positifs directs, l’ambrotype est un faux positif direct : il s’agit d’un négatif sur verre au collodion qui, placé sur un fond noir, voit ses valeurs inversées et devient ainsi positif.

Les tirages à noircissement direct
Les tirages à noircissement direct sont sensibilisés à l’aide d’une solution de chlorure de sodium et de nitrate d’argent en excès. Essentiellement employés au cours du XIXe siècle, ils sont peu sensibles à la lumière et sont donc réservés au tirage par contact : les dimensions des tirages réalisés sont donc identiques à celles du négatif. Leurs tonalités sont chaudes, et les grains constituant l’image sont particulièrement fins. Parmi les procédés à noircissement direct figurent le tirage sur papier salé, sur papier albuminé ainsi que les aristotypes (émulsions au gélatino-chlorure ou au collodio-chlorure d’argent).

Les tirages par développement
Ces procédés sont plus sensibles que les procédés à noircissement direct, et se généralisent à partir de la fin du XIXe siècle. L’image latente produite par l’exposition à la lumière est révélée dans un bain de développement, avant d’être fixée. Les tirages obtenus présentent des tonalités de noir neutre qui peuvent être modifiées par virage. Parmi les procédés argentiques par développement figurent, le tirage à l’iodure d’argent développé (procédé Blanquart-Évrard), les émulsions gélatino-argentiques au chlorure, au chloro-bromure ou au bromure d’argent, les tirages à développement instantané, les procédés à développement chromogène, le tirage à destruction de colorants, et le tirage à transfert de colorants comme le Dye Transfer.

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