Dessin Photogénique

  • Dessin photogénique

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    Expérimenté en Angleterre par William Henry Fox Talbot dès 1834, le dessin photogénique est le premier procédé photographique qui permet d’obtenir des images négatives sur papier. Il ne sera réellement divulgué par son inventeur qu’à la suite de l’introduction du daguerréotype, en janvier 1839.

    La sensibilisation du papier est obtenue en deux étapes : une première application d’eau et de sel de cuisine (chlorure de sodium) est suivie d’une imprégnation au pinceau de nitrate d’argent. Le chlorure d’argent formé est un sel peu sensible qui réserve l’usage du procédé à des temps de pose relativement longs. Ainsi, les premiers dessins photogéniques sont obtenus par contact avec l’objet plat à reproduire (végétaux, tissus, dessins ou manuscrits, etc.) selon le principe du photogramme. Plus tard, Talbot expérimentera également sur le même support sensible des prises de vue dans la chambre noire (camera obscura) pour obtenir des natures mortes ou des vues d’architecture, notamment de sa maison de Lacock Abbey.
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    L’image négative se forme par noircissement direct à la lumière. Elle est ensuite stabilisée dans une solution d’halogénure alcalin (chlorure, bromure ou iodure) avant d’être lavée à l’eau afin d’éliminer les sels sensibles encore présents sur le support. Les teintes lilas, brune et jaune, générées respectivement par le chlorure de sodium, le bromure de potassium ou l’iodure de potassium, ont tendance à se renforcer dans le temps et rendent l’image peu stable à l’obscurité et encore plus fragile à la lumière. Des dessins photogéniques plus stables furent obtenus après l’introduction du fixage des images au thiosulfate de sodium, appelé à l’époque « hyposulfite de soude », mais seulement vers 1840, date où le procédé deviendra obsolète et remplacé progressivement par le calotype, plus rapide et beaucoup plus performant pour réaliser les prises de vue.

    Les dessins photogéniques sont à l’époque tirés sur papier salé dans un châssis-presse, par contact.
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    L’image des dessins photogéniques, mate ou semi-mate en fonction du support papier utilisé, est formée dans les fibres mêmes du support. Le papier est parfois enduit d’un produit translucide à base de cire ou d’huile, afin d’améliorer la résolution du tirage.

    Glossaire visuel des procédés photographiques
    © ARCP / Mairie de Paris, 2014

    Visuels de haut en bas:

    William Henry FOX TALBOT, Feuille de fougère "Fern-Buckler" sud américaine, 28 mars 1839
    Détail agrandi x 2
    Détail agrandi x 8


Glossaire

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