Tirage au gélatino-chlorure d'argent développé

  • Tirage au gélatino-chlorure d'argent développé

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    Dans le prolongement de l’introduction des émulsions négatives sur plaques sèches à la gélatine dans les années 1870, une série de papiers photosensibles prêts à l’emploi sont commercialisés. Ils sont enduits d’émulsions destinées au développement de l’image latente, plus sensibles que celles de l’époque précédente où l’image était obtenue par noircissement direct à la lumière. Offrant une plus grande facilité de réalisation et de nouvelles applications, leur introduction ouvre l’ère de la photographie moderne.

    C’est à Vienne, en 1881, que les photochimistes Eder et Pizzighelli produisent ce papier au chlorure d’argent. Du fait de sa sensibilité plus faible que celle des émulsions au bromure d’argent, il a l’avantage de pouvoir être développé à la lumière du gaz sans être voilé, d’où son appellation anglo-saxonne « gaslight paper ». Les tons de l’épreuve développée chimiquement, naturellement noirs, peuvent être modifiés en fonction de la nature du révélateur, ou par virage. Le virage le plus populaire à partir des années 1910 est le virage sépia, procurant une tonalité brune et une grande stabilité à l’image argentique.
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    Les émulsions sont coulées en usine sur un support baryté. Les papiers sont utilisés en contact avec le négatif, leur faible sensibilité n’autorisant pas l’agrandissement. La taille du tirage est donc ici la même que celle du négatif, plaque de verre ou plan film, de moyen ou grand format. L’avantage du procédé est lié à la grande finesse de rendu dans les demi-teintes et à l’excellente résolution de l’image qui en découle. Les noms commerciaux les plus fréquents sont les papiers Velox® de Kodak (très souvent utilisés dans la photographie sur carte postale) ou les papiers Ridax® de Gevaert. Ce type de technologie est souvent associée à une production de qualité soit professionnelle dans le cadre de studios de portraits, soit à une production d’amateurs liée au développement du tourisme au début du XXe siècle. S’il s’éteint progressivement lorsque les appareils de prise de vue de petits formats se généralisent et que les tirages par contact deviennent obsolètes pour les amateurs, il se maintient néanmoins dans le cadre de la photographie industrielle jusque dans les années 1950.
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    Glossaire visuel des procédés photographiques © ARCP / Mairie de Paris, 2015

    Visuels de haut en bas:
    Charles Maindron
    Détail agrandi x 2
    Détail agrandi x 8


Glossaire

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