Ferrotype

  • Ferrotype

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    Procédé photographique monochrome, un ferrotype est un positif direct sur plaque de métal. Tout comme l’ambrotype, obtenu lui sur plaque de verre, il s’agit en réalité d’un négatif dont l’image est perçue comme positive, les grains d’argent composant les parties claires de l’image. Les photographies obtenues sont généralement de petits formats, les plus courants étant la « carte de visite » (sixième ou neuvième de plaque), le « portrait-bijou » (2,5 × 3 × 3 cm) ou le « timbre-poste » (1,2 × 2,5 cm). Les ferrotypes pleines plaques (16,2 × 21,6 cm) et les vues de paysages sont quant à eux plus rares.

    Si le procédé est présenté pour la première fois en France par Adolphe Martin en 1852, de nombreux autres brevets sont déposés par la suite en Angleterre et aux États-Unis. C’est d’ailleurs outre-Atlantique que la ferrotypie connaît son essor le plus marqué, de la Guerre de Sécession au début du XXe siècle, sous le vocable « melainotype » ou « tintype ». Procédé rapide et bon marché, il y est popularisé par les photographes ambulants.
  • Ferrotype

    La fabrication d’un ferrotype est identique à celle de l’ambrotype. Seul le support diffère, la plaque de fer se substituant à la plaque de verre, très fragile.

    Une fine plaque de fer-blanc d’environ 0,15 mm d’épaisseur est recouverte d’un vernis noir constitué de bitume de Judée et de noir de carbone, puis insolubilisée à la lumière du jour. Elle est ensuite enduite de collodion puis sensibilisée dans une solution de nitrate d’argent.

    Après la prise de vue, la plaque est développée dans un bain chimique puis rincée à l’eau dès que l’image apparaît. L’image est enfin fixée, rincée, et parfois rehaussée de couleurs avec des pigments avant d’être vernie. Au XXe siècle, la couche de collodion est remplacée par une émulsion au gélatino-bromure d’argent.

    Les ferrotypes peuvent être présentés dans des montages en papier avec ouverture rectangulaire ou ovale pour pouvoir être glissés dans des albums, ou plus rarement, montés dans des écrins « américains », enchâssés sous verre.
  • Ferrotype

    Ce type de présentation, hérité des daguerréotypes et des ambrotypes, rend parfois difficile l’identification entre ambrotypes et ferrotypes. Lorsque les ferrotypes ne sont pas protégés, ils sont reconnaissables à leur support métallique et à ses altérations caractéristiques comme la déformation du métal, ou à l’apparition de rouille entre le support et l’image, qui peut provoquer des soulèvements et des écailles. La tonalité des images est le plus souvent dans les crèmes ou brun-chocolat, puis dans des tonalités plus froides avec l’emploi de l’émulsion gélatino-argentique. Le vernis peut brunir et se craqueler sous l’action de la lumière.

    Glossaire visuel des procédés photographiques
    © ARCP / Mairie de Paris, 2013

    Visuels de haut en bas:
    Anonymous, [Portrait of a couple], circa 1855
    Détail agrandi x 2
    Détail agrandi x 8


Glossaire

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