Tirage sur papier albuminé

  • Tirage sur papier albuminé

  • Tirage sur papier albuminé

    Présenté par Louis Désiré Blanquart-Évrard (1802-1872) à l’Académie des Sciences en mai 1850, le tirage sur papier albuminé, dérivé du procédé de tirage sur papier salé, connaît un succès important auprès des photographes entre 1850 et 1900. Cet engouement est lié aux qualités esthétiques de cette nouvelle technique qui offre notamment pour l’époque une meilleure définition de l’image, un meilleur contraste et des tonalités plus riches. Ce procédé artisanal est tiré par contact avec le négatif et obtenu par noircissement direct à la lumière, à partir d’un négatif sur verre, ou plus tard sur support souple, de même format que le tirage.

    Les papiers albuminés sont fabriqués de la manière suivante : une feuille de papier fin de bonne qualité est déposée par flottaison sur un bain composé d’un mélange de chlorure de sodium ou d’ammonium et d’albumine (blancs d’œufs battus et décantés). Une fois sèche, la feuille ainsi albuminée est sensibilisée par flottaison sur une solution de nitrate d’argent, juste avant l’exposition.
  • Tirage sur papier albuminé

    Elle est alors exposée par contact avec le négatif dans un châssis-presse, le plus rapidement possible après sensibilisation, car ses propriétés photosensibles sont de courte durée. L’exposition dure de quelques minutes à une heure environ selon la luminosité. L’image possède un grain d’argent très fin, de couleur brun-orangé. Elle est alors généralement virée, la plupart du temps dans un bain de chlorure d’or, ce qui lui confère des tonalités plus froides, allant du brun-rouge au noir violacé selon la composition exacte du bain de virage. Cette opération améliore très nettement la conservation du tirage, diminuant sa sensibilité chimique. L’épreuve virée est ensuite fixée dans un bain de thiosulfate de sodium. En raison de la finesse du papier, afin d’éviter le gondolement ou le tuilage, les tirages obtenus sont le plus souvent contrecollés sur carton.
  • Tirage sur papier albuminé

    Glossaire visuel des procédés photographiques © ARCP / Mairie de Paris, 2013

    Visuels de haut en bas:
    Charles Marville, Percement de l'avenue de l'Opéra : chantier de la Butte des Moulins du passage Molière, 1er arrondissement, Paris, 1872-1879. Tirage sur papier albuminé d'après un négatif sur verre au collodion. Reproduction ©ARCP / Mairie de Paris
    Détail agrandi ©ARCP / Mairie de Paris / Jean-Philippe Boiteux, 2014.
    Détail agrandi. ©ARCP / Mairie de Paris / Jean-Philippe Boiteux, 2014.


Glossaire

Nous utilisons des cookies pour faire fonctionner ce site Internet, améliorer son utilisation et vous proposer des offres et services adaptés à vos centres d'intérêt. Veuillez noter qu'en utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de cookies. Pour toute information sur les cookies notamment comment les gérer, cliquer ici